Pensionnat Yoru


 
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 ..: Et si c'était la fin ? :..

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James E. Wilson

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MessageSujet: ..: Et si c'était la fin ? :..    Dim 10 Oct - 20:48

Je ne savais pas ce que je faisais là ni pourquoi je me battais comme ça. Les coups pleuvaient, je me sentais faible et pourtant c'était moi qui frappait, encore et encore. J'avais la bouche en sang, probablement... Le goût du fer l'emplissait, mais cela ne m'empêchait pas de continuer. Par contre, c'est quelqu'un disposant d'une force surhumaine qui m'en empêcha, il me jeta contre un mur, ou le comptoir, je ne savais pas quoi, je savais simplement que ça faisait un mal de chien. Je crachai du sang, puis m'essuyai la bouche avec ma chemise avant immaculée, déjà souillée d'alcool et de sang. On pourrait être en droit de se demander ce qui m'avait amené à cette situation hein ?

..:Flash-Back:..


« Monsieur Wilson ! »

Je m'apprêtais à regagner mon foyer d'un pas plutôt incertain lorsque l'une des réceptionniste m'interpella, j'allais donc jusqu'à son bureau en la regardant avec un air intrigué.

« Une lettre pour vous. »

Je l'attrapai et la retournai directement pour voir l'adresse de l'expéditeur. C'était ma mère qui m'avait écrit et je pus sentir mon cœur se serrer en voyant ça. Je remerciai la jeune femme en esquissant un sourire puis sortis finalement, la lettre à la main. Mes mains tremblaient, l'enveloppe n'était pas épaisse, la lettre était courte. Celle que j'avais envoyé l'était aussi et je m'en voulus à présent de ne pas avoir fait plus pour elle, de ne pas avoir fait plus long comme lettre, mais l'on a que ce que l'on mérite probablement. Je traînais les pieds pour sortir du pensionnat, je n'avais pas envie d'arriver chez moi, je ne voulais pas lire cette lettre tout de suite. Alors je la mis dans la poche intérieure de ma veste, là où personne ne pourrait la voir, personne, ni même moi.
Le soleil n'illuminait presque plus la ville, je regardai ma montre, 18h, et me demandai pourquoi je restais aussi longtemps à travailler à l'école. J'avais sûrement envie de bien faire, au moins ici, pas comme pour le reste de ma vie. Mes pas me guidaient vers la ville, mais moi je ne contrôlais plus que mes pensées. J'avais envie de revoir Naho, ou même Eichi. Je ne savais pas vraiment pourquoi, peut-être juste avais-je besoin de partager un peu de ma douleur, mais qui pourrait réellement me comprendre ? Personne. Je finis par entrer dans un bar, sans savoir bien pourquoi et commandai une limonade. Je remarquai que plusieurs personnes travaillant au pensionnat se trouvaient là aussi, je commençai à discuter avec eux, mais il fut bientôt l'heure de rentrer. Oui, ils avaient une famille, des amis qui les attendaient, ou alors ils ne devaient pas rentrer trop tard de peur de se faire disputer. Et moi, j'avais quoi ? Une lettre. Rien qu'une lettre. Je les saluais avant de me retourner vers le comptoir et de regarder l'heure, déjà plus de sept heures du soir, moi aussi je pourrais rentrer, mais un gars venait de payer une tournée et après tout, je n'avais pas envie de rentrer. Je bus ma bière dans mon coin, lisant un des journaux de la région, seulement rien ne m'intéressait, par contre, moi, il semblait que j'intéressais les gens. On commença à me poser des questions sur mes origines, mon métier et étonnamment, cela ne me dérangeait pas de répondre. Je souhaitais juste éluder cette lettre. Je passais donc la soirée avec eux, jusqu'à ce qu'ils partent à leur tour. Je n'avais pas vraiment bu, mais je déprimais, et demandais un whisky pur pour me tenir compagnie. Le barman m'avait en sympathie et me tint la jambe jusqu'à ce qu'un groupe de personnes qui ne devaient pas être beaucoup plus âgées que moi firent leur entrée. Je vis le barman déglutir et restais sur mes positions tout en restant vigilant, du moins, autant qu'on puisse l'être avec un peu d'alcool dans le sang.


« T'sais que t'es à notre endroit là ?

- Non, ça ne m'était pas venu à l'idée... »

Ils éclatèrent de rire, oui, mon accent probablement. L'un d'entre eux me saisit par l'épaule pour me faire tomber, je me levais et les regardais, ils étaient cinq, j'étais seul. J'aurais dû me taire.

« Pourriez-vous me laisser tranquille s'il vous plaît ?

- Oh, mais c'est qu'il est gentil, l'étranger, il demande la permission ! »

Je sentais que c'était mal parti, celui qui semblait être le plus jeune des cinq s'approcha pour me frapper d'un coup de genou, j'esquivais et le frappait au visage. Oui, ils ne devaient pas s'attendre à ce que je sache me battre, mais quand j'étais à Cambridge un de mes camarades de chambre dont le frère était à l'armée m'avait appris de nombreuses choses. Je n'avais pas peur, sûrement grâce ou à cause de l'alcool, pourtant j'aurais dû avoir peur, surtout quand les quatre autres s'amenaient vers moi. Ils ne mirent pas longtemps à m'attraper et m'immobiliser, Duncan m'avait appris à me battre contre une, deux personnes maximum, mais quatre... Je crois que je me pris quelques coups, dont un dans le ventre avant d'essayer de les repousser avec mes jambes, sans trop de succès... Finalement, à force de bouger ma veste entrouverte laissa découvrir une lettre. Le plus costaud se saisit de l'enveloppe et lut avec du mal mon nom. Je soupirais, j'étais en plein stéréotype du gros balourd illettré. Il ouvrit ma lettre, MA lettre. J'essayais de me défaire de l'emprise des deux qui me retenaient, mais on me fit comprendre par un coup de poing sur la joue que c'était une mauvaise idée. Je regardais vers le barman, il ne faisait rien, il ne regardait même pas dans ma direction. Ma vue se troublait alors que le balourd essayait de déchiffrer la lettre en anglais, il appela alors un des gars qui me retenaient. Leur intelligence fut de me frapper dans le ventre avant toute chose afin que l'échange se fasse sans problème. Je m'écroulais à terre, ces abrutis avaient touchés mes côtes et ça me faisait un mal de chien évidemment. Je suffoquais et on me releva de force, m'arrachant un râle de douleur alors que le mec qui était visiblement le plus intelligent de la bande lisait en japonais ma lettre. Ils se moquèrent tous que ma mère m'écrive, ouais, eux devaient pleurer à coup sûr en pensent à la leur. J'écoutais le contenu pour le moment banal, elle était contente que je m'en sorte, que je réussisse à trouver ma voie dans cette nouvelle vie.

« Tu nous manques énormément, je suis contente que tu aies décidé de nous écrire, même si je l'aurais fait de toute façon. J'aurais voulu te le dire autrement, mais ton téléphone ne répondait pas.

- Ah, la môman de James aurait-elle des ennuis ? »

Ils se mirent à rire de concert, je ne cherchai même plus à me sortir de leur étreinte. J'écoutais simplement, l'intello chuchota quelque chose au plus gros. Ce dernier me regardait avec un sourire mauvais qui me déplaisait au plus haut point.

« Faudrait quand même arrêter de se moquer de lui, il va bientôt plus avoir de papa. »

Ils éclatèrent d'un rire tonitruant et j'en profitais pour me défaire de leur emprise. Je me dirigeai vers l'intello pour le frapper directement au visage et récupérer ma lettre, des larmes brûlaient mes joues et le reste me serrait le cœur.


..: Fin du Flash-Back :..

Je me relevai finalement avec la ferme intention de nuire, de leur faire aussi mal physiquement que ce que je ressentais, au moins eux pourraient endurer la même souffrance que moi. Seulement, je perdais, cela allait de soi et une fois que je fus définitivement à terre. On finit par se dire que je n'étais pas si amusant que ça finalement. Le plus costaud me prit sur son épaule, je remarquai alors un tatouage sur son bras droit, un... Comment ça s'appelait déjà ? Ah oui, Yakuza... Nan, il ne devait plus en exister... Enfin j'en savais rien et j'en sus encore moins quand il me jeta au sol, comme pour me finir. Ouais, donc j'étais par terre, étendu sur le trottoir, je ne savais pas quelle heure il pouvait être mais le ciel était bien noir. Je regardais la lumière d'un lampadaire qui me bousillait les yeux, avec de la peine, je réussis à me redresser pour lire ma lettre, tachée de mon propre sang... Ils disaient vrai... Pourquoi avaient-ils dit la vérité ? De nouvelles larmes coulaient sur mon visage tuméfié alors que je lisais que mon père avait un cancer. Je refermai la lettre dans mon poing, et ramenai mes jambes à moi pour me protéger et m'enfermer dans un halo de fumée noire. À l'intérieur du bar, les autres rigolaient, ma seule victime devait être habituée aux coups, plus que moi assurément. J'entendais une sirène de police au loin, j'eus un hoquet de douleur, mon corps me demandait de détendre mes muscles ce que je fis en laissant mes jambes se déplier et en me laissant tomber sur le côté. Mon corps finit par ne plus supporter la douleur et mon esprit s'éteignit alors pour se reposer..


Dernière édition par James E. Wilson le Ven 15 Oct - 19:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Lun 11 Oct - 14:34

Eichi avait passé une rude journée, il avait enchainé dix heures cours avec seulement quarante cinq minutes pour déjeuner. Il n’avait pas pu voir ni Gojyô ni Naho et il n’avait pas non plus vu James n’ayant pas cours d’Anglais ce jour.

Il était vingt-trois heures lorsqu’il termina enfin ses devoirs pour le lendemain : Une rédaction de philo, un chapitre entier de question en droit et un autre en management. Les profs étaient tous dingue de donner ca du jour au lendemain, comme s’ils étaient des machines et qu’ils n’avaient pas besoin de dormir. Lorsqu’il eu terminé, il se tourna vers son amant qui s’était endormit sur son lit. Le noiraud soupira, il n’aurait pas de câlin réconfortant ce soir. Il se remonta le moral en se disant que c’était la pire journée et que la suite de la semaine était beaucoup plus calme.

Son regard se perdit par la fenêtre et les étoiles l’appelèrent immédiatement. Il prit alors la veste beaucoup trop grande de son homme et sorti sans faire de bruit de la petite chambre.

Dehors, la nuit était douce, trop douce. Quelque chose n’allait pas il le sentait. On était en plein automne et il devait faire une dizaine de degrés mais le noiraud ne frissonnait pas. Il allait bien. Il prit le chemin de la ville en passant par la plage. S’attardant romantiquement sur l’endroit ou Gojyô et lui s’était embrassé pour la première fois sous le regard meurtrier de Naho. Eichi sourit en repensant a cette époque, si ce jour la on lui avait dit qu’il serait aujourd’hui ami avec la jeune fille il ne l’aurait pas cru et pourtant, aujourd’hui il ne pourrait pas s’en passer.

Il passa dans un quartier animé de la ville ou les joyeux lurons commençaient à faire la fête… Oui, en début de semaine. Il sourit en pensant qu’il y avait eu un temps ou il avait été pareil. Il s’enfonça un peu plus dans la ville et aperçu alors une forme au sol. Une bagarre qui avait mal tournée ? Il n’en savait rien mais il s’approcha pour voir si la personne allait bien et en même temps il appelait une ambulance, hors de question de laisser quelqu’un mal en point sans aucune aide.

Lorsqu’il ne fut plus qu’a quelques mètres, son visage prit une expression de crainte. Il avait peur d’avoir reconnu quelqu’un… Il n’était pas sur mais plus il s’approchait, plus il avait l’impression de reconnaitre James. Mais que ferait-il dans un endroit pareil ?

Lorsqu’il fut à ses côtés, il s’aperçut que c’était bien James. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Pourquoi le destin se forçait-il à lui enlever toutes les personnes qui lui étaient chères ?

Il pensa qu’il avait bien fait d’appeler l’ambulance plutôt. Il n’osa pas toucher son ami de peur de faire pis de bien. Il se contenta de l’appeler plusieurs fois et de pleurer à ses côtés. Il aperçu enfin le morceau de papier que le brun tenait dans sa main. Il le prit et le plia avant de le ranger dans la poche de la veste de son amant. Il n’avait pas à la lire mais elle était peut être importante et les ambulanciers n’en aurait rien à faire. Il attendit patiemment que les secours arrivent. En entendant une sirène, il eu enfin un soupir d’espoir, il ne pouvait pas perdre encore un être cher.

Les hommes en blanc prirent en charge le brun laissant tout de même le littéraire les accompagner jusqu'à l’hôpital. Il patienta ensuite plusieurs minutes dans la salle d’attente en attendant le verdict des médecins qui ne tarda pas à venir : James était dans le coma.

Il avait plusieurs côtes cassés et un organe perforé. Il n’avait pas tout suivit, son cerveau s’était arrêté sur « Coma ».Ca voulait dire qu’il y avait de l’espoir. Il envoya un sms à Gojyô et à Naho pour les prévenir, la jeune femme lui avait brièvement parlé de leur relation et il se sentit obligé de la prévenir. Et il ne voulait pas inquiéter Gojyô de son absence.

Lorsqu’il entra dans la chambre du brun, la pâleur du jeune professeur prouvait rivaliser avec la blancheur des draps. Le noiraud s’écroula sur le fauteuil et attendit patiemment qu’il se réveil.



[Désolé si tu préférais que je ne réponde pas, c'est trop tard ^^']
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Naho Daichi

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Mer 13 Oct - 21:28

Naho était adossé chez elle, dans sa salle de bain. L'eau glissait doucement dans la baignoire et elle attendait avec une belle patience. Alors que la vapeur de l'eau brulante remontait dans l'air, elle vient à caresser le visage de la demoiselle. Comme à la rencontre qu'elle avait eu avec James. Son coeur se serra avant d'offrir un sourire de bonheur. Elle s'avança d'un pas sûr avant de glisser une main dans l'eau. La température était parfaite. Sans même secouer sa main, elle la glissa sur son cou, puis son épaule en la passant sous la bretelle de son soutient-gorge. Faisant pareille pour l'autre, et le dégrafant elle le laissa tomber au sol. Glissant sa culotte au coton au sol aussi elle fini par glisser son corps dans l'eau chaude. Elle soupire s'arracha d'elle, en symphonie avec la musique de soul qu'elle avait prit le soin de mettre pour ce moment de détente. Pincent son petit nez elle chuta dans l'eau et attendu quelques secondes.

Se déconnectant petit à petit de sa vie, son portable avait vibré mais elle ne voulait pas y prêter attention.

_ Merde, je veux être tranquille pour une soirée. Songeat-elle en ressortant de l'eau pour s'accorder une bouffé tendre d'air.

Elle passa plusieurs fois ses cheveux derrière ses oreilles. Elle voulait souvent les couper, mais maintenant qu'elle savait qu'il plaisait à James, la jeune femme souhaitait uniquement les garder, sans hésitation.

Naho n'arrivait pas à réellement se détendre. Les bruits de l'eau se faisait entendre et la musique de soul changeait pour offrir un nouveau musicien dont la mélodie était similaire à son prédécesseur. Malgré l'eau brulante, la demoiselle avait prit froid. Elle pensait être malade et décida de ne pas tarder en faite dans l'eau. Elle en ressorti, le corps plein de mousse, et elle prit une longue serviette qu'elle s'attacha à la taille. Passant une main sur le miroir pour se regarder, elle sourit avant de prendre une autre serviette, cette fois beaucoup plus petite. Elle bloqua ses cheveux dans celle-ci avant de se diriger dans sa chambre. La pièce était complètement humide et bourrée d'eau contre les murs comme au sol. La propreté n'était pas pour elle ce jour là. S'affalant sur son lit elle regarda son plafond. Pensant amour, désire de se trouver avec James. Elle pensa à la croix qu'elle avait dans la table de chevet. Dans une autre vie elle était croyante... Mais elle avait arrêté d'y croire. Les hommes avaient gâché la propreté de Dieu et de ce qu'il leurs avaient offert. Elle n'arrivait plus à croire à ce qui pouvait être beau dans se monde, plus d'espoir. Passant sa langue sur ses lèvres, Naho se les mordit juste après. Deux jours qu'elle n'avait pas fumé, et là, elle avait l'espoir d'achever enfin son addiction pour cette drogue malsaine.

Son portable vibra une nouvelle fois. Tant que le message n'était pas lu, il serait embêter comme ile fallait la demoiselle. Attrapant une bouteille d'eau dont elle vola l'essence, elle se dirigea lentement vers son portable. La musique de la salle de bain se faisait toujours entendre. Un frisson parcoura son corps. Elle comprit, la demoiselle n'était pas malade mais fatigué. Une fatigue qui vous enlève force et sensation, vous imposant le froid et la depression éphémère. Coulissant son portable pour offrir le message qu'elle avait reçu.

Eichi. James. Gros problème. Non établit.


La bouteille s'était éclaté au sol, tout comme son portable. Un délire total s'absorba dans le corps de la jeune femme. Les mots tapèrent dans sa tête avant qu'elle agisse. Arrachant ses serviettes, elle se dirigea vers son armoire. Attrapant les sous-vêtements adéquates, elle choppa aussi un pantalon synthétique ainsi qu'un tee shirt de la même manière. Mettant des bottes en cuir plates ainsi que son manteau en cuir elle se dirigea vers sa salle de bain. Les couleurs sombres faisait ressortir atrocement ses yeux et ses cheveux. Naho attacha ses cheveux d'un vulgaire chignon avant de sortir en trombe dans sa villa. Elle avait prit le soin de prendre son casque de moto et de se diriger jusqu'à son garage. Sa moto noir au reflet métallique vert était la première merveille de sa vie. Elle ouvrit la porte de son garage et sorti celle-ci avant de le refermer de moitié. Enfilant son casque avec habiliter elle monta sur sa moto et se dirigea jusqu'à l'hopital.

Elle dansait entre les voitures à une allure interdite. Mais ce qui lui était plus interdit encore serait de venger sur il avait été agressé. Elle n'en hésiterait pas une seconde. Son moteur hurlait sa douleur à chaque coup d'accélérateur. Naho avait l'impression d'aller bien trop lentement alors que les gens qu'elle doublait grondait et la trouvait totalement inconsciente. La vitesse n'enlevait rien à sa fureur bien au contraire.

***


Elle débarqua dans l'hôpital, casque à la main. Elle était aux portes et regardant en face d'elle elle commença à crier brutalement :

_ Eichi ! Eichiiiii !

Elle hurlait créchaindeau tout en avancent, d'une démarche assurée. Elle bousculait les infermières qui lui disaient de se taire, tout comme les médecins. Ils ne valaient même pas la peine qu'elle s'attarde dessus. Elle avait juste envie de voir Eichi, et James.
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Jeu 14 Oct - 7:08

Eichi était resté à l’hôpital depuis l’admission de James, il n’allait pas le laisser seul, ça c’était hors de question. Il avait donc prit place sur un fauteuil inconfortable près du lit de son professeur et il attendait maintenant que ça ce passe, qu’il se réveille. Parce qu’il savait, il savait que son ami allait se réveiller, il le sentait.

Il était entrain de ressasser tout ce qu’ils avaient vécu ensemble lorsqu’il entendit des cris. Une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Il s’excusa auprès de l’homme allongé dans le lit et sortit de la chambre.

Les hurlements de la jeune femme le guidèrent jusqu’à l’accueil. Il posa une main sur son dos avant de la faire se retourner et la pris dans ses bras. Il n’aimait pas la voir triste mais la c’était peut être le comble, il n’avait pas intérêt à mourir cet imbécile, parce que sinon, Eichi jura de le tuer une seconde fois.

Eichi guida son amie vers la salle d’attente et la fis s’assoir sur un des petits fauteuils avant de s’accroupir devant elle et de planté son regard dans ses yeux dorés emplies de tristesse.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je me promenais lorsque j’ai vu un corps sur le bitume. Je me suis approché et je l’ai vu lui. On l’a amené ici et… »

Il hésitait à le lui dire. Il n’avait jamais eu aucun tact et ne voulait pas la blesser d’avantage mais ne rien lui dire reviendrai à lui mentir et il n’avait pas le droit de faire ça.

« James est dans le coma… » souffla-t-il alors le plus doucement possible.

Une larme coula sur sa joue à lui, il ne voulait pas l’admettre mais James était réellement en danger.

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James E. Wilson

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Jeu 14 Oct - 15:08

Dr. Ekichi Kurosaki

Je me penchais sur mon jeune patient pour relever ses paupières avec douceur et observer ses réactions à la lumière. Ses pupilles étaient de tailles normales et réactives, au moins ce jeune homme ne semblait pas avoir subi de traumatisme... Enfin, je ferais mieux de ne pas penser à ça, il était quand même dans le coma. Je relevais sa tension et son rythme cardiaque alors qu'une infirmière vint m'apporter le dossier de ce jeune homme qui avait été faxé depuis la France. Pour une fois que l'administration était rapide, je ne pouvais que l'apprécier. Je remerciai la précieuse aide de la jeune femme puis me plongeait dans ce dossier. James E. Wilson avait eu un accident de voiture, des côtes cassées et était déjà resté dans le coma un mois. Je soupirais, cela ne donnait pas de bons espoirs, mais je ne voulais pas non plus devenir pessimiste, il ne souffrait pas de traumatisme crânien, alors que lors de son accident, celui-ci avait été décelé dès la première observation. Je soulevais lentement les draps, nous avions réussi à stopper ses hémorragies interne, et à recoudre ce qui craignait le plus, mais il allait falloir l'opérer à nouveau pour tout le reste et cela n'allait pas être du gâteau. Je soupirais, le torse de mon patient était encore tout bleu. Je fis d'autres observations, son visage était aussi marqué par les coups, oui, c'était évident qu'il s'était battu, mais pourquoi ? C'était un professeur... Bon, ce n'était pas la première fois que ce genre de choses arrivait, mais j'aimais tellement faire mes propres enquêtes. Je notais que les poings du jeune hommes étaient aussi dans un piteux état, il n'était donc pas resté en reste, même si au final, c'était lui qui s'était fait tabassé. Je notais de faire une radio de sa main droite, puis un groupe infirmiers se pointa pour l'emmener au bloc.

« J'arrive, je vais voir la famille... »

Je savais que famille n'était sûrement pas le mot approprié, mais c'était une sorte de code de médecins, il y avait une personne qui attendait des nouvelles, c'était la famille de monsieur Wilson. Je posais mon dossier sur les jambes du jeune homme, mon stylo dans ma poche et me dirigeai vers la salle d'attente. Je reconnus le garçon que j'avais aperçu à l'entrée des urgences, puis observais la jeune fille qui l'accompagnait. Tous deux semblaient majeurs, mais tout de même plus jeunes que mon patient. Bah, je m'en fichais, peu m'importait le règlement dans ces cas-là, j'étais chef du département chirurgie, j'avais trente ans aujourd'hui, alors je pouvais bien faire ce qu'il me plaisait.
Je m'approchai d'eux en silence et raclai ma gorge pour montrer que j'étais là, ils avaient l'air bouleversé, mais une partie de mon travail était d'informer la famille de mes patients dans des cas comme celui-là.


« Bonsoir, je suis le Docteur Kurosaki, je m'occupe du professeur Wilson. Je ne pense pas que ses jours soient en danger, mais comme vous devez déjà le savoir, son cerveau le garde dans le coma. Je ne veux pas vous mentir alors je dois vous dire que nous ne savons pas encore quand il se réveillera, ça peut être dans deux secondes comme... Plus tard. Les signaux ont révélés que ce n'était pas un coma dit « profond ». Alors nous avons bon espoir qu'il se réveille bientôt, néanmoins, nous allons devoir l'opérer plusieurs fois, les hémorragies ont été résorbés, mais ses côtes sont cassées et une d'entre elles a percé un de ses poumons, comme je vous l'ai dit. »

J'observais particulièrement le garçon à qui j'avais parlé mais qui ne semblait pas avoir écouté tout la première fois.

« Quoiqu'il en soit, je vous conseillerais de ne pas rester, l'opération va durer plusieurs heures et il se pourrait qu'il y ait des complications... Vous feriez mieux de rentrer chez vous pour cette nuit et de revenir en fin de matinée demain. »

Je leur adressai un sourire, alors que mon bippeur se mit à sonner. Je le regardais, c'était pour le bloc.

« Bien, je m'excuse, je dois aller m'occuper de votre ami. Donnez votre numéro à l'accueil, je vous appellerai s'il y a du nouveau. »

Je leur offris un nouveau sourire, je savais que mes nouvelles n'étaient pas rassurantes, mais je ne mentais jamais pour ça. Je donnai aussi ma carte au jeune homme afin qu'ils ne se trompent pas avec mon nom de famille, puis tournai les talons, pour marcher avec rapidité vers la salle de bloc n°6. J'aimais bien ce chiffre, pourvu que cela porte chance à mon patient.


Dernière édition par James E. Wilson le Lun 18 Oct - 13:42, édité 2 fois
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Naho Daichi

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Jeu 14 Oct - 18:51

Naho avait fini par se faire enlacer tendrement par Eichi. Mais elle n'y répondit pas, ses mains restèrent figées le long de son corps et son regard affolé vérifié d'où il pouvait provenir. Les évènements, elle n'y croyait absolument pas et elle ne voulais pas y croire. Il se sépara d'elle, les yeux humides avant de lui attraper le bras et de la guider jusqu'à la salle. Les pas silencieux avait l'air de claquer violemment les tympans de la jeune femme, qui réprimait des grimaces. Les murs blancs et l'odeur forte d'antiseptique tournait la tête de la demoiselle qui se laissait porter par son ami.

En arrivant devant la salle, ce fut Naho qui eu la main posée sur la poignet. Elle hésita sincèrement quelques minutes, ne croyant qu'à un violent cauchemar. Elle sourit alors, oui, elle était simplement endormie dans sa baignoire, l'eau chaude caressant son corps nu. Elle n'avait plus qu'à attendre pour se reveiller.
La main qu'Eichi posa sur son épaule pour la pousser à agir lui montra bien au contraire la véracité de la situation. Se mordant la lèvre, elle articula avec difficulté :

_ Comment tu savais pour moi ? Et... Lui ? Enfin... Pourquoi tu m'as prévenu, il t'a dit quelque chose ?


Naho avait eu beaucoup de mal à trouver les mots correcte pour s'exprimer. Les yeux toujours fixé sur la poignet, la jeune étudiante décida d'effectuer une rotation et de rentrer finalement dans la pièce.

Il était là, allongé dans des draps blancs comme si il dormait simplement. Naho s'approcha à pas lent vers lui, déposant son casque de moto sur une chaise qui était près du lit avant de s'assoir sur celui-ci à côté de son amant qui dormait d'un sommeil trop profond. Elle passa une main protectrice sur le visage du garçon puis dans ses cheveux pour lui balayer doucement. Le jeune femme ne savait pas si elle reverrait les yeux de son professeur la regarder de nouveau, avec une brillante envie.

Finalement en tuant sa main d'une caresse sur celle du jeune homme elle se releva, lui adressa un sourire discret avant d'expliquer à Eichi qu'elle avait besoin d'un chocolat chaud. Sa nouvelle passion. Chaque jour elle en avait besoin pour un plein de forces éphémères. Elle glissa une main sur la joue inquiète de son ami avant de s'effacer.
En marchant jusqu'à la machine elle ne pensait qu'à lui, n'entendant pas la matière de son pantalon qui frottait à chaque frottement de ses jambes ; En d'autres circonstances, elle aurait été folle d'énervement. Le trajet s'effectua avec une lenteur incroyable, malgré le chocolat chaud brulant dont elle se brulait la langue à chaque gorgé.

Elle s'était assis sur la chaise en posant son casque à terre et Eichi était venu s'agenouiller par terre, en face d'elle. Il finit par tout lui expliquer avec qu'une larme finisse son explication. Elle l'effaça en l'embrassant sur le coin de l'oeil. Elle passa une main maternelle dans les cheveux du garçon avant de prendre sa tête et de la poser sur son ventre.

Quelques minutes plus tard, elle prit la main d'Eichi pour sortir de la salle, avant de lancer un regard aimant au malade. Ils se posèrent dans la salle d'attente.
Naho fit un soupire interminable avant d'expliquer à son ami :

_ On va attendre ici, il a besoin de repos, pas de pleurnichement à son chevet. Son cerveau enregistre tout.

Basculant sa tête en arrière, elle ferma les yeux. Elle tenait toujours la main d'Eichi qu'elle avait posée sur ses cuisses et qu'elle ne voulait pas lâcher. Comme-ci Naho en avait besoin pour retenir ses larmes et ses forces en elle.

_ Je dépend tellement de lui...

Sa phrase s'éteint comme son esprit.

***

Un médecin arriva en face des deux compères d'infortune pour expliquer brièvement le situation. Il ne prêtait guère attention à la jeune femme, et de ce fait, elle n'en prêta pas non plus. De nouveau, dans d'autre circonstance, son caractère tout feu tout flamme aurait prit le dessus et en aurait touché deux mots. Mais la seule chose touché ici était son coeur qui brulait de désespoir et de besoin pour James. Au final le médecin s'effaça. Naho avait retenu le principal, il s'en sortirait, mais quand, c'était indéterminable.
Elle plaqua ses cheveux en arrière avant de venir poser sa tête sur l'épaule d'Eichi. Une autre présence l'ensorcela. L'odeur de Gojyô était trop violente pour elle. D'un bon elle se redressa, les larmes aux yeux. La jeune femme marcha encore et encore dans toute la salle d'attente où une petite musique d'ambiance était là. Arrivant en face du mur, elle le frappa avant de finir par avouer

_ Je vais tuer ceux qui ont fait ça. Ou tu l'as trouvé ?

Ses yeux jaunes dégageait une froideur immense et le pouvoir qui l'entourait se décuplait. Des halos de feu et de glaces cernèrent les mains de Naho avant qu'elle ne pivote sur ses talons pour aller jusqu'à la salle où était James, afin de récupérer son casque.
Son esprit était entoilé de haine et de déchirement. Elle ne pouvait entendre sa raison, et son pouvoir commençait à danser et à le voler entièrement [Elle passe du côté obscure de la force !]
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James E. Wilson

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Jeu 14 Oct - 20:41

J'étais de retour dans le passé, discutant avec Amélie, la vie était simple et belle. Je crois que j'étais heureux, oui je me sentais bien, au volant de cette petite voiture et auprès de la femme de ma vie.

« C'est une fille ou un garçon ?

- Je ne sais pas, je ne suis qu'enceinte de trois semaines tu sais. »

Je fis la moue, j'aurais bien aimé savoir moi, au final je voudrais presque l'enfant soit déjà là, mais au final j'avais à attendre neuf mois avant que la petite merveille ne se décide à se montrer. Amélie se mit à rire en me regardant, je lui souris, j'étais parfois tellement impatient, même pour des choses aussi compliquées que d'avoir un enfant.

« Tu préférerais un garçon ou une fille ? »

Je haussai les épaules tout en actionnant le clignotant de la voiture, je n'en savais trop rien, à vrai dire j'aimerais sûrement élever les deux. Amélie me dit alors qu'elle préférait un garçon en premier enfant, que ce serait plus facile qu'une fille, car les filles étaient trop compliquées. Je lui lançais un sourire taquin en réponse, avant d'ajouter :

« Heureux de te l'entendre dire ! »

Puis, quelque chose de blanc, et elle toujours elle. Amélie m'attrapa le bras, non, ce n'était plus elle, c'était une silhouette difforme, oui parce que Amélie n'était pas là. Elle n'était plus là. Pourquoi ? Je regardais à gauche, à droite... Personne. Où étais-je ? Je ne voyais plus rien, j'étais aveugle ? Pourtant je sentais des choses, non, je voulais qu'on me laisse tranquille. Puis plus rien.
J'étais mort ? Si la mort était comme ça, ça craignait vraiment. Non, je me ressentais partir, ce n'était pas fini, j'étais encore dans cette voiture avec Amélie qui me parlait, elle avait quelque chose à me dire. Que pouvait-elle me dire de plus alors que l'on allait se marier et avoir un enfant ? Elle me parla d'un homme, seulement une voiture venait en face de nous ? Je crois que j'étais triste à ce moment-là, mon pied se posa sur l'accélérateur un plus. J'ai tué Amélie. Puis le noir encore. C'était tellement étrange. Avais-je voulu la tuer ? C'était ça l'histoire ? Elle a avoué m'avoir trompé le jour après que je lui ai avoué mon amour qui était censé être réciproque. J'étais censé m'en ficher non ? Après tout ce n'était pas une grande histoire, ce n'était arrivé que... Ah oui elle était resté encore deux mois avec lui en me faisant croire qu'elle m'aimait, alors qu'elle ne le savait pas, mais là encore, pourquoi accélérer ? Non, c'était un rêve, j'allais me réveiller.

Je voulais sortir de ce noir, mais je ne voulais plus voir Amélie non plus, elle était morte. Morte. J'ouvrais les yeux, oui enfin ! On me planta une lumière dans les yeux, je ne pus rien voir d'autre que cela, cette lumière, puis le noir à nouveau. Je commençais à avoir peur, puis finalement, je sombrais à nouveau, dans un rêve.
Naho. Naho était là, j'avais envie de la prendre dans mes bras, mais elle semblait s'en aller et je courrais après une chevelure émeraude qui ne se retournait pas, qui ne voulait pas me montrer son visage, c'était étrange étais-je en train de perdre une femme que j'aimais pour la seconde fois dans ma vie ? J'ouvris doucement les yeux.


« Posez lui le masque pour l'endormir, on va commencer. »

Je sentis quelque chose se poser sur mon visage, j'observais des gens masqués, j'avais mal, ma tête tournait.

« Naho...

Il a les yeux ouverts ! »

J'entendais des bruits, des sons stridents, des bips, tout s'affolait, je tremblais, trop, beaucoup trop. La douleur était immense, intense, je la sentais partout sur mon corps. On me fixa alors quelque chose sur le visage, je n'arrivais pas à respirer, on me donnait des claques sur le visage, douloureuses. Je sentais alors de grandes poussées sur mon corps, mes côtes... Étaient-ils fous ? C'était encore pire que la douleur des coups, je voulais souffler d'arrêter, mais rien ne sortit de ma bouche.
Et je sombrais à nouveau, sans savoir ce qu'il se passait, ce que je faisais là, où j'en étais.
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Zetsu Gojyô

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Ven 15 Oct - 19:57

_ Je vais tuer ceux qui ont fait ça. Ou tu l'as trouvé ?

Naho partait vraiment en vrille. Quand Gojyô vit tout ce qui se passé avec le pouvoir de la jeune femme. Gojyô attrapa finalement Naho pour la ramener avec eux. Il ne savait plus quoi faire. La jeune femme qui paniqué, son amant qui s'inquiété au plus au point. Quand le sanguin vit qu'il ne pouvait pas trop contrôler Naho il pris le bras de glace pour lancé une vague de feu des plus fortes pour quelle finissent par le suivre. Le plus jeune des hommes soupira, il avait vraiment l'air d'être le seul à essayer de garder un peut d'espoir. Il finit par prendre la parole pour remettre en place son ex-copine et son amant:

"-Alors déjà Naho tu te calme sinon je devrais te blesser pour te calmer et toi Eichi calme toi aussi...Au lieu de vous agité dans tout les sens vous devriez peut être mieux attendre les résultat calmement en gardant espoir. Je vous dit pas non plus de ne pas vous inquiété mais au moins d'arrêté de vous agiter. Tout ce que tu va réussir à faire Naho c'est foutre le bordel dans cette hôpital. J'y croit pas je suis le seul ici à avoir encore un peut de sang froid!!!"

Oui le jeune homme avait pas vraiment choisit la meilleur formule pour la fin mais il devait bien calmé les deux jeunes gens qui était avec lui. il savait bien que James était en danger mais tout ramener à la panique ne pouvait vraiment rien arranger et il le savait que trop bien. Finalement le jeune homme alla s'installer près de son amant pour le réconforter. Il finit par jeté un regard neutre vers Naho pour lui faire signe de venir elle aussi.

"-Je vous jure tout les deux dés fois vous êtes intenable...Arrêté de paniqué les médecin vont faire leur boulot et tout iras bien..."

L'enfant tabou essayer tant bien que mal de les rassuré. Pourtant il savait très bien que l'homme dans la salle près de la leur était en danger. Il ferma les yeux un instant et continua à essayer de tenir calme les deux compagnons.
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Ven 15 Oct - 21:51

Eichi posa une main compatissante sur son épaule lorsqu’elle prit la parole d’une petite voix.

_ Comment tu savais pour moi ? Et... Lui ? Enfin... Pourquoi tu m'as prévenu, il t'a dit quelque chose ?

Eichi sourit tristement. Il n’était juste pas dupe.

« Ecoute ma belle, James n’a rien dit mais j’ai des yeux, on avait un cours d’anglais en commun, tu n’es pas venue. Il a presque prit une autre élève pour quelqu’un d’autre, et cette élève avait des cheveux aussi vert que les tiens. Il a attendu que tu arrives à son cours inlassablement pendant toute l’heure. Je ne sais pas réellement ce qu’il y a entre vous mais je sais que vous avez un lien… Vous me raconterez quand vous le voudrez… » soupira-t-il avant de déposer un baiser sur son front « va le voir, après tout j’ai passé presque toute la soirée ici… »

Eichi savait très bien ce qu’il allait trouver dans cette chambre, il ne le savait que trop bien. Il regarda a travers la porte pour surveille son amie. Elle s’avança vers le lit et déposa son casque sur une chaise qui était la depuis le début. Elle s’assit aux côtés du comateux et passa une main sur son visage écartant quelques mèches brune qui le cachait. Elle finit par se lever et signifier à Eichi qu’elle avait besoin d’un chocolat chaut. Elle passa sa main sur la joue du noiraud et marcha jusqu'à la machine. Elle revint en buvant et posa son casque par terre avant de s’assoir. Eichi lui raconta alors ce qui c’était passé. Elle prit la main de son ami et le fit sortir jusque dans la salle d’attente.

_ On va attendre ici, il a besoin de repos, pas de pleurnichement à son chevet. Son cerveau enregistre tout.

Elle bascula sa tête en arrière et ferma les yeux alors qu’Eichi se recroquevillait sur la petite chaise. Leurs mains étaient toujours liées et semblait ne pas vouloir se séparer.

_ Je dépends tellement de lui...

Elle s’était alors tut et quelques minutes plus tard, un médecin arriva et exposa le cas du brun, il regardait souvent le noiraud qui faisait tout pour retenir ce qui ce passait. En gros, il était dans le coma et en sortir ne tenait qu’a sa propre volonté. Eichi soupira. S’il avait toujours les mêmes idées en tête, il avait peur que James ne veuille pas s’en sortir et ça lui faisait mal.
Ils se rassirent et elle mit ses cheveux en arrière avant de poser sa tête sur l’épaule d’Eichi toujours couvert d’une veste de son amant. Elle sursauta et se leva d’un bond les larmes aux yeux et Eichi s’en voulu, il avait à peu près compris ce qui ce passait. Gojyô entra a peu près a ce moment la mais ne fit aucun bruit. Il s’assit près du noiraud et le prit dans ses bras. La jeune fille arpentait ardemment la salle et arriva finalement face à un mur qu’elle frappa violement.

_ Je vais tuer ceux qui ont fait ça. Ou tu l'as trouvé ?

Eichi allait se lever pour l’arrêter alerte par son pouvoir qui se manifestait un peu trop violement a son gout mais Gojyô le devança.

« Naho tu te calme sinon je vais devoir te blesser pour le faire à ta place et toi Eichi calme toi aussi... Au lieu de vous agité dans tout les sens vous devriez peut être mieux attendre les résultats calmement en gardant espoir. Je vous dis pas non plus de ne pas vous inquiété mais au moins d'arrêté de vous agiter. Tout ce que tu va réussir à faire Naho c'est foutre le bordel dans cet hôpital. J'y crois pas je suis le seul ici à avoir encore un peut de sang froid ! »

Outch, il n’y avait pas été de main morte. Il se réinstalla près de son homme et fit signe à Naho de les rejoindre.

« Je vous jure tout les deux dés fois vous êtes intenable...Arrêtez de paniqué les médecins vont faire leur boulot et tout iras bien... »

Eichi se leva et lança un regard noir a son amant, il savait qu’il avait une part de vérité mais il n’avait pas le droit de balancer ça à la jeune fille comme ca. Il ne pouvait pas comprendre, ce n’était pas son amour qui était dans un état pareil. Il s’avança vers elle et la prit dans ses bras.

« Tu ne peux pas faire ça Naho, James ne le voudrais pas. Même avec tes pouvoirs, ils étaient nombreux et entrainés. Et je ne sais même pas qui ils sont. Calme toi et reste avec nous je t’en supplie » souffla-t-il la voix entrecoupée de sanglots. « Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur à toi aussi… »
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Naho Daichi

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Sam 16 Oct - 10:27

« Naho tu te calme sinon je vais devoir te blesser pour le faire à ta place et toi Eichi calme toi aussi... Au lieu de vous agité dans tout les sens vous devriez peut être mieux attendre les résultats calmement en gardant espoir. Je vous dis pas non plus de ne pas vous inquiété mais au moins d'arrêté de vous agiter. Tout ce que tu va réussir à faire Naho c'est foutre le bordel dans cet hôpital. J'y crois pas je suis le seul ici à avoir encore un peut de sang froid ! »

Naho braqua une regard froid sur Gojyô avant de se dégager de son emprise. Cela était la première fois qu'ils se revoyaient après leur séparation rapide. C'était bien la dernière personne qu'elle avait envie de voir, et surtout pour que celui-ci lui fasse la moral après ce qu'il lui avait fait. Elle en rigola méchamment avant d'y répondre.

_ C'est toi qui me fait la moral ? Mon Dieu, mais regarde ton comportement avant de me dire ce genre chose. Tu ne sais même pas ce qui se passe, tu n'es juste au courant de rien.

Au final les deux amants s'étaient mit dans les bras l'un de l'autre et Naho eu un pincement au coeur. Bien que les deux étudiants voulaient qu'ils se joignent à elle, la jeune fille refusa aussi délicatement.

_ Je vais aller me reposer chez moi.

Elle lança un sourire aux deux garçons avant de tourner les talons pour chercher son casque dans la chambre de son professeur.
Lorsqu'elle arriva dans celle-ci, elle était vide. Il était au bloc. Naho voulait pleurer, comme jamais et pourtant elle retenu tout, de toutes ses forces. Plongeant une main dans sa poche, elle en sorti son I-pod et l'alluma, posant ses écouteurs dans ses oreilles. Une musique de rock s'offrit à elle. Remettant l'objet électronique dans sa poche, elle attrapa son casque et sorti de la pièce froide.
Elle trouva une infirmière qui la renseigna de l'endroit où James et Eichi avait été trouvés plutôt dans la soirée. D'un pas pressé, elle sorti de l'hôpital, les informations en tête. Naho savait ce qu'elle avait à faire et ne s'en priverait pas.

Montant sur sa moto, mettant son casque en prenant soin de ne pas enlever ses écouteurs, elle démarra. Direction le bar.
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Zetsu Gojyô

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Sam 16 Oct - 11:05

_ C'est toi qui me fait la moral ? Mon Dieu, mais regarde ton comportement avant de me dire ce genre chose. Tu ne sais même pas ce qui se passe, tu n'es juste au courant de rien.

Alors la le sanguin aurait voulut en collé une à Naho. Encore heureux que c'était une fille, car si jamais elle avait était un homme il l'aurais bien frappé. Eichi lui en avait déjà toucher deux mots sur les faits et son comportement? Visiblement Naho lui en voulait. Gojyô sourit alors à son tour de se sourire froid et meurtrier que Eichi avait déjà vu lors de leur sortit en boite. Il regarda son ex copine et ouvrit la bouche pour lui lancer d'une façon foudroyante:

"-Je vois que madame est en colère contre moi...Et bien alors on fait la forte mais en réalité on garde tout pour en vouloir aux autres plus tard...Franchement Naho tu me déçoit...Oh et juste comme ça je sais ce que tu ressens si Eichi était à la place de James j'aurais était dans le même état mais j'aurais agit plus intelligemment j'aurais attendu qu'il se rétablisse avant de foncé tête baissé..."

Le jeune homme lui sourit d'un air froid toujours aussi meurtrier. Si seulement il avait put mettre une correction à cette jeune femme il ne se serait pas gêné le moins du monde. Finalement Gojyô soupira en prenant son amant dans ses bras. Quand ils proposèrent à Naho de les rejoindre Gojyô compris vite ce qu'elle ressentait.

_ Je vais aller me reposer chez moi.

Quelle fasse dont même si il douter du fait qu'elle aille chez elle. La jeune femme sortit de la pièce avec des écouteurs au oreille et son casque. Gojyô laissa Eichi seul pendant un instant pour regarder à travers la grande vitre qui servait de porte d'entrée. Il vit la jeune femme monté sur sa moto et partir. Le tatoué se tourna vers son amant en lui faisant un grand sourire affectif:

"-Bon sachant que la demoiselle à un caractère bien trempé je pense qu'elle va aller à l'endroit ou tout c'est passé...Si tu sais ou l'action c'est produite on va y aller tu ne pense pas? Parce que sérieusement je sens qu'elle va faire une connerie."

Gojyô après le départ de Naho avait repris son air habituel en présence du noiraud. Maintenant il attendait la réponse de Eichi avant de partir pour rejoindre la jeune femme au cheveux vert.
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Sam 16 Oct - 21:04

_ C'est toi qui me fais la morale ? Mon Dieu, mais regarde ton comportement avant de me dire ce genre chose. Tu ne sais même pas ce qui se passe, tu n'es juste au courant de rien.

Eichi le prit en pleine figure… Il savait bien qu’il avait fait du mal à la jeune femme en lui prenant Gojyô… Et il n’avait jamais vraiment eu de conversation ç ce propos avec elle… Et même si elle ne lui parlait pas à lui, ca lui fit mal, comme si son cœur se brisait en millions de petits morceaux lacérant l’intérieur de sa poitrine. Eichi senti son amant s’énerver mais il ne voulait pas qu’ils se disputent… Pas à cause de lui… de ca… Eichi aperçu ce sourire qu’il n’aurait plus voulu revoir surtout envers son amie. D’ailleurs il aurait voulu qu’il n’utilise pas ce ton également… Un ton froid et cassant.

« Je vois que madame est en colère contre moi... »

Eichi se dit qu’il y avait de quoi… Après tout, il l’avait presque trompé avec le noiraud…

« Et bien alors on fait la forte mais en réalité on garde tout pour en vouloir aux autres plus tard... Franchement Naho tu me déçois... Oh et juste comme ça je sais ce que tu ressens si Eichi était à la place de James j'aurais était dans le même état mais j'aurais agit plus intelligemment j'aurais attendu qu'il se rétablisse avant de foncé tête baissé... »

Eichi grimaça, ben voyons, il connaissait assez bien le tatoué à présent pour savoir qu’il aurait fait un barbecue avec ses agresseurs. Il réutilisa ce sourire envers la jeune femme et Eichi su qu’il se retenait de la frapper grâce à ses poings serrer. Il posa une main dessus et lança un regard suppliant a son amant, qu’il arrête, elle se sentait déjà assez mal comme ca, qu’il n’en rajoute pas, d’ailleurs c’était pour la même chose pour lui, il s’était toujours sentit coupable de ça et souhaitait seulement que la situation se débloque entre eux trois…

_ Je vais aller me reposer chez moi.

Eichi la regarda suppliant, il ne voulait pas qu’elle fasse des bêtises, il voulait qu’elle reste près de lui, qu’elle lui parle. Elle se dirigea vers l’infirmière et lui demanda quelque chose que le noiraud ne put entendre mais qu’il avait très bien compris, cette information qu’il n’avait pas voulu lui donner… Il frissonna et se rassit la surveillant du coin de l’œil, elle mit ses écouteurs et passa son casque avant de sortir de l’hôpital. Gojyô se dirigea vers la baie vitrée et la regarda partir avant de se retourner et de lui poser une question avec un sourire tendre.

« Bon sachant que la demoiselle à un caractère bien trempé je pense qu'elle va aller à l'endroit ou tout c'est passé... Si tu sais ou l'action c'est produite on va y aller tu ne pense pas ? Parce que sérieusement je sens qu'elle va faire une connerie. »

Il était redevenu le Gojyô qu’il était en sa présence, un Gojyô tendre et attentif, mais Eichi savait que dans son cœur il était en colère contre la jeune femme aux cheveux d’émeraudes…

« Laisse la Gojyô… elle a besoin d’être seule… Je sais qu’elle ne fera pas de bêtises… Restons ici… Je ne veux pas laisser James seul… » murmura-t-il.

Il tendit une main à son amant pour qu’il vienne à lui.
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Zetsu Gojyô

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Dim 17 Oct - 8:30

« Laisse la Gojyô… elle a besoin d’être seule… Je sais qu’elle ne fera pas de bêtises… Restons ici… Je ne veux pas laisser James seul… » murmura-t-il.

Le noiraud tendit une main à son amant pour qu'il vienne à lui. Gojyô regarda Eichi qui avait vraiment l'air mal en ce moment précis. L'enfant du malheur se résigna à suivre Naho et alla près de son aimé. Gojyô laissa le noiraud se blottir contre lui et il commença à parler au plus âgé :

"-Ta confiance pour Naho est vraiment trop grande.. Ce n'est pas un reproche loin de là...Mais j'ai un mauvais pré-sentiment.. La connaissant elle va surement aller à l'endroit du drame..."

Le tabou soupira et câlina son amant pendant un moment. Il fallait que celui-ci finisse par comprendre qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Gojyô repensa à ce que lui avait dit Naho. Elle avait beau dire qu'elle ne s'était pas liée de sentiment à Gojyô elle lui faisait tout de même un sermon sur cela, une femme en colère quoi. Le tatoué se mordit la lèvre inférieure pour ne pas s'énerver et confia à Eichi ses pensées :

"-Tu vois ce que ma balancée Naho à la figure...Si j'avais pu, si elle n'était pas une fille, je lui en aurais bien collé une.. Elle fait que dire qu'elle ne s'était pas attacher à moi et maintenant elle balance ça...Toi t'en pense quoi sérieusement mon cœur ? Moi je ne comprendrais jamais les femmes..."

Le tabou voulait vraiment donner la correction qu'elle méritait à Naho. Il avait beau l'adoré, il n'avait jamais aimé qu'on lui parle ainsi, surtout si c'était pour lui reprocher un acte pour le quel il n'était pas en tord. Gojyô en sortant de ses pensées déposa un doux baisé sur le front de son amant avec délicatesse. Suite à cela il ouvrit la bouche pour parler de nouveau :


"-Aller mon cœur ne t'inquiète pas les médecins vont faire leur boulot et James sortira dans très peu de temps... Je pense qu'il est solide tout de même...Ils vont lui faire quoi à part le guérir bien sûr.. Je suis sûr que tout iras au mieux..."

Il fallait bien l'avouer Gojyô avait du mal à trouver des mots réconfortent. Il n'avait jamais aidé quelqu'un à se sentir mieux donc vous comprenez bien que le pauvre sanguin ne savait pas trop comment s'y prendre. Alors pour le calmer il envoya une douce vague de chaleur dans le corps de son amant. Le tabou savait très bien que la chaleur pouvait aider Eichi à se sentir mieux parfois, donc il ne résignait pas sur les moyens. Le tatoué attendit gentillement avec Eichi une nouvelle apparition de l'homme en blouse. Gojyô espérait même que cette apparition ce fasse vite pour leur donner des nouvelles rassurantes.
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Dim 17 Oct - 13:27

Le sanguin revint vers lui et s’assit à ses côtés, Eichi n’attendit pas longtemps pour se blottir dans ses bras

« Ta confiance pour Naho est vraiment trop grande… Ce n'est pas un reproche loin de là... Mais j'ai un mauvais pré-sentiment… La connaissant elle va surement aller à l'endroit du drame... »

Le sanguin soupira et resserra ses bras autour de son homme. Il ferma les yeux quelques instants, il avait mal à la tête.

« Tu vois ce que ma balancée Naho à la figure... Si j'avais pu, si elle n'était pas une fille, je lui en aurais bien collé une… Elle fait que dire qu'elle ne s'était pas attacher à moi et maintenant elle balance ça... Toi t'en pense quoi sérieusement mon cœur ? Moi je ne comprendrais jamais les femmes... »

Il reçut un petit baiser sur le front

« Arrête Gojyô… Tu as couché avec elle, c’est normal qu’elle ce soit attachée a toi… Et comprends un peu, on roucoule devant elle alors que celui qu’elle aime probablement sur une table d’opération… Comment veux tu qu’elle soit lucide… Elle est mon amie et elle a ma confiance, que tu le veuille ou non. »

Eichi avait dit ça sur un ton de reproche. Il aimait Gojyô de tout son cœur mais il avait été trop loin… Il ouvrit ensuite la bouche et reparla, comme s’il n’avait pas écouté son homme.

« Aller mon cœur ne t'inquiète pas les médecins vont faire leur boulot et James sortira dans très peu de temps... Je pense qu'il est solide tout de même... Ils vont lui faire quoi à part le guérir bien sûr… Je suis sûr que tout iras au mieux... »

Il sentit une vague de chaleur s’introduire dans son corps et il ferma les yeux, il allait avoir trop chaud maintenant. Il ôta la veste de son amant et la posa sur le siège à côté de lui. Ils attendaient maintenant l’intervention d’un médecin…

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James E. Wilson

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Lun 18 Oct - 15:20


Dr Kurosaki

Il ne se battait pas, il se laissait sombrer. Je m'écartais alors que les soignants tentaient de réanimer son cœur. Finalement il revint, on décida de l'endormir rapidement et avec une plus forte dose que prévu histoire que cela ne recommence pas. Il fallait qu'il nous laisse opérer, sinon il y aurait des complications. Je soupirais sous mon masque, pourquoi y avait-il tant de personnes qui abandonnaient ? Pour des personnes seules je pouvais comprendre, mais là, il y avait deux personnes qui l'attendaient. Ce fut bientôt à moi d'agir, j'entamais le corps du jeune homme lentement, il y avait finalement des ecchymoses, des hémorragies non résorbées, du sang, je devais passer outre tout cela. La mission première était de retirer l'os qui était avait percé le poumon de mon patient... La chose ne se fit pas toute seule, il fallu d'abord l'isoler, voir ce qu'il s'était passé, récupérer l'os, puis s'occuper enfin du fragile organe. Il fallut nettoyer, je me sentais comme sur un chantier sans fin, lorsque l'on terminait une tâche, une autre se présentait, seulement nous n'avions pas le temps de faire une pause, des assistants se relayaient autour de moi. Je m'en fichais, cela ne me heurtait pas, je ne me fiais pas à leurs yeux ou aux sons de leurs voix. Ils étaient en ce moment des machines, tout comme moi.
Finalement, l'opération se passa plutôt bien, je me fis relayer au bout de la troisième heure par un autre chirurgien, je me reposais quelques instants, dormant dans la salle de repos, pour oublier tout cela. Puis je retournais dans la salle, le patient semblait encore faire des siennes. Son rythme cardiaque était faible et sa tension semblait chuter inexorablement. Je soupirais avant de mettre un nouveau masque et que l'on m'aide à enfiler ma blouse et une charlotte. J'observais le travail de mon ami et collègue alors que le patient se faisait à nouveau réanimer. Ce que j'avais opérer semblait en bon état, on avait commencé à le recoudre mais l'opération n'était pas terminée, il restait à lui remettre les os en place. On demandait mon aide, j'allais prêter main forte au chirurgien, forcément, les côtes c'était pas du gâteau et au final, il n'y avait pas grand chose à faire, mais lorsque j'arrivais près de lui, je lâchais un juron, on venait de découvrir un pneumothorax qu'il fallait à tout prix opérer. Je me mis à la tâche, tout comme l'équipe médicale, si cela continuait, mon patient n'aurait plus à se laisser aller dans son coma, le pneumothorax l'emporterait simplement. Je m'en voulais, me mordant les lèvres, je lancer un drain thoracique, rapidement, on devait le sauver, seulement le jeune homme semblait vouloir jouer, il ne respirait plus. On l'intuba alors, pour souffler de l'air dans ses poumons. C'était bien cela, on pouvait voir que seul le côté droit se soulevait, heureusement c'était bientôt fini, il nous suffirai simplement de donner un traitement supplémentaire au jeune homme et pour ça... Il allait être blindé. Je soupirais, il ne restait plus qu'à le recoudre et à s'occuper de ses mains et ce serait fini pour aujourd'hui, s'il fallait le réopérer, nous ne le saurions que dans quelques heures. Je regardais mon ami, je savais ce que son regard signifiait, nous l'avions échappé belle. Je m'occupais de recoudre sa poitrine, suivant la précédente cicatrice qui était presque invisible. À mon avis, celle-ci serait plus marquée, une ligne au milieu de la poitrine. Je sortis du bloc, laissant mon masque, ma blouse et mes gants. Je ne voulais pas aller voir la famille tout de suite, je passais d'abord dans les sanitaires, là où mon ami me rejoint. Nous n'avions pas besoin de se parler dans ces moments-là. Je me lavais le visage et passait dessus de la bombe à raser. Je ne voulais pas paraître complètement épuisé, même si c'était le cas. Je me rasais et me lavais encore alors que mon ami me regardait. Je lui lançais un air interrogateur.


« Tu te fais beau pour annoncer les nouvelles ? »

Je souriais, évidemment quand on regardait son look, barbe de trois jours et cheveux longs, on pouvait difficilement imaginer que nous étions du même monde.
Je ne répondis pas, comme c'était évident, je lui tapotai l'épaule avant de quitter les sanitaires. Je regardais l'horloge, sept heures trente. Peut-être étaient-ils encore là, ou alors ils m'avaient écouté... Je n'en savais rien, j'allais vers la salle d'attente, je savais que mon patient serait pris en charge pendant une heure pour voir si son état s'améliorait et s'il se décidait à se réveiller. Après ce laps de temps, on le ramènerait dans sa chambre.
Je marchais vers la salle d'attente, m'étirant légèrement, et pus voir dans l'embrasure de la porte que le garçon à qui j'avais parlé était là, juste à côté d'un autre jeune homme qui semblait très grand. Tous deux étaient assoupis, chose normale... Je remarquais qu'ils étaient très proche, peut-être un couple. Ça ne me regardait pas. Je ne vis pas la jeune femme. Je passais à l'accueil pour demander si elle avait laissé un numéro, on me dit que non. Je soupirais et me dirigeais vers la première machine à café pour en prendre trois. En fait, je bus un expresso dans le même temps que les suivants se préparaient. Une fois que je me sentis mieux, je pris les deux cafés et retournais dans la salle d'attente, je posais les deux gobelets sur une petite table et m'approchais des deux grâce à une chaise. Une fois assis, je me raclais la gorge pour les réveiller.


« Excusez-moi, j'ai à vous parler. »


James E. Wilson

« À quoi tu penses ? »

J'avais les yeux figés sur le coucher de soleil que j'avais créé, j'imaginais le futur que je pourrais avoir, avec Amélie, cet enfant, cette vie.


« Je ne veux pas qu'il soit comme moi.

Pardon ? »

Je la regardais et soupirais, je passais mon bras derrière son dos pour saisir son épaule et la rapprocher un peu de moi.

« Je ne veux pas qu'il ou qu'elle soit un monstre comme moi.

- On en a déjà parlé, tu n'es pas un monstre James.

- Peut-être pas à l'extérieur, mais je le suis à l'intérieur, je pourrais te manipuler Amélie, en t'envoyant tout le temps des illusions.

- Tu ne ferais pas ça... Et puis peu importe, que ce soit une illusion ou pas, pour le moment je t'aime et ne t'en fais pas, l'enfant ira bien. »

Je resserrais un peu mon étreinte, elle ne me rassurait pas, mais c'était trop tard, je savais que Amélie ne ferait rien pour éviter la naissance de l'enfant. J'embrassai son front, me disant que cela irait. Je me levais lentement ensuite, je montais sur une chaise pour trouver une boîte noire en haut de l'armoire. Je l'ouvris en m'asseyant à côté de Amélie et commençait à préparer une cigarette qui ne serait pas que composée de tabac, une fois terminée, je la tendis à la jeune femme, prêt à sortir mon briquet, lorsque mon cerveau me lança un signal. Elle était enceinte, toutes ces choses lui étaient désormais interdites. Je me retins de lâcher une juron.

« Je suis désolé...

- Non, ne t'inquiètes pas.

- Bon, je sors, je reviens tout de suite. »

Pas question de l'enfumer, ni d'enfumer l'appartement, j'allais donc dehors, descendant la rangée de marche qui me séparait de la sortie. Je vis alors un de mes sympathiques voisins, sorti lui aussi pour fumer. Je lui fis signe et nous passâmes dans la cour de l'appartement, là où personne ne nous verrait. Il me raconta qu'il allait déménager, il avait enfin été pris dans la ville où il voulait aller, là où sa copine vivait en fait. Je lui confiais que j'allais me marier et avoir un enfant. Il me répondit que ça ne se voyait pas. J'éclatais de rire, la blague était nulle mais l'ambiance bonne. Je le quittai rapidement, je ne voulais pas laisser Amélie trop longtemps.

Je me retrouvais dans un espace noir, j'oubliais, je revivais une vie qui était meilleure, je ne devais pas m'y attacher.


« Je suis morte, Jim. »

Je la regardais, cette Amélie qui était entourée d'un halo de lumière blanche. Je sombrais à nouveau, baissant la tête et serrant les poings.

« Je le sais...

- Tu peux me rejoindre, maintenant. Tu es dans le coma, tu pourrais ne pas te réveiller et rester avec moi. »

Je la serrais dans mes bras et je pouvais sentir ses douces mains se refermer sur moi. Je ne savais pas, je ne savais plus.

« Restes avec moi, tu me manques...

- Je ne peux pas. »

Il y avait un dehors, quand je ne serais plus dans le coma, quand je me réveillerai, je pourrais revoir d'autres personnes. Amélie était morte et voulais-je mourir ? Peut-être... Ou... Non. Plus maintenant.


« Je suis amoureux. »

Elle me fit mal, je reçus une claque mais j'avais mal dans la poitrine, beaucoup trop mal. Je m'écroulais à terre alors qu'elle me traitait de tous les noms. Je n'avais quasiment jamais entendu ces mots sortir de la bouche de ma dulcinée. Je me relevais, lentement, alors que Amélie pleurait. Je ne voulais pas la voir dans cet état, je savais que c'était de ma faute.

« Amélie... Je suis vivant, tu es morte... Nous n'avons plus d'avenir ensemble, je suis désolé... Je dois rester ici, parmi les autres, je ne peux pas te suivre, pas cette fois. »

Je me sentais mal, je voulais voir Naho, maintenant, qu'elle m'aide dans mon choix, mais c'était Amélie qui dominait la situation.

« Je ne peux pas te laisser partir. »

Je me retrouvais bloqué dans un cube en plexiglas, j'étouffais, je hurlais mais aucun ne sortait. Je frappais contre la vitre mais cela ne fonctionnait pas. Pourquoi faisait-elle cela ? Finalement, alors que je croyais ne plus jamais pouvoir respirer à nouveau, le cube s'ouvrit, du moins le haut, je pus alors respirer et m'adossai sur un des rebords. Amélie était avec moi, elle me caressait les cheveux.

« Tu m'aimes encore, hein ? »

Je soupirais et retournais dans mon monde noir et sans vie, sans personne, je ne voulais être enchaîné, mais je l'étais malheureusement.


Dernière édition par James E. Wilson le Sam 23 Oct - 19:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Sam 23 Oct - 16:30

Eichi avait finit par s’endormit dans les bras de son amant. Il avait longuement pensé à la situation, James s’était-il jeté dans leurs filets en connaissance de cause ou avait-il été prit par surprise ? Il s’en voulait de ne pas être arrivé plutôt, il aurait voulu le sauver et lui éviter un nouveau coma… Si le matin même on lui avait dis qu’il serait la a attendre qu’il soit sorti du bloc, il ne l’aurait pas cru. Mais maintenant, il était la, dans cette salle d’attente miteuse et sentant le désinfectant. Le sanguin lui avait proposé plusieurs fois de rentrer au pensionnat se reposer mais Eichi n’avait pas voulu, il ne voulait pas le laisser seul.
James était son seul ami, bien sur il avait Gojyô mais ce n’était pas pareil, et puis Naho était une femme… James était vraiment le seul homme qu’il pouvait considérer plus ou moins comme un ami. Il connaissait son passé et avait essayé de le réconforté et de le remettre sur pieds avec son retour dans le passé mais il lui avait amené plus de problème qu’avant. Il se sentait coupable même s’il savait pertinemment qu’il n’était pas coupable de ça. Il s’en voulait aussi de ne pas avoir réussit à retrouver le sourire mais il ne devait pas être le seul, Naho devait être dans le même état. Il n’aimait pas voir ses amis mal… mais il ne pouvait rien y faire, c’est dans ces moments la qu’il se sentait faible et inutile. Tant que ses amis allaient bien c’est tout ce qui lui fallait même si lui-même était malheureux… mais apparemment ca ne marchait pas comme ca…

Il s’endormit vers 22 heures… Laissant son esprit vagabonder. Il vit ses parents, ou du moins des visages flouté a qui il les assimila. Il vit sa grand-mère aussi, elle lui souriait et lui disait qu’il était un bon garçon, comme avant. Et puis, il vit Ren Et Shin le jour ou il avait été lui aussi admis à l’hôpital pour les mêmes raisons, ou presque, que son ami. Et puis, il voyait ses nouvelles connaissances, plus ou moins importante pour lui. Gojyô, Naho, James, Aya, Natsume… tous les uns après les autres, même les personnes a qui il n’avait jamais parlé. Et puis, finalement tous s’éclaira.

Une lumière verte et un miroir devant lequel il se posta. Il regarda son reflet, il n’avait vraiment rien de spécial, il ne voyait pas pourquoi le sanguin s’obstinait à rester avec lui. Le reflet bougea seul et il se mit à parler :

« Pourquoi fais-tu ça Eichi ? »

Le noiraud sursauta.

« Qui… qui êtes vous ? »
« Je suis Ihcie, ton autre toi. »
« Mais… je… »
« Je suis celui qui te permet d’utiliser ton pouvoir Eichi… »
« Pourquoi est-ce que je vous vois… »
« Parce que tu penses à utiliser ton pouvoir pour éviter les problèmes à James… »

Eichi écarquilla les yeux, comment savait-il ça !

« Je suis connecté à ton esprit. Je sais tout ce que tu penses, ce que tu ressens… »

Eichi rougit… comment se faisait-il qu’il puisse s’immiscer dans son esprit comme ca.

« Je te l’ai dis, je suis ton deuxième toi… Je ressens ce que tu ressens… »
« Soit… » commença-t-il une fois la surprise passée « Pourquoi est ce que je te rencontre maintenant ? »
« Parce que je dois te remettre sur le droit chemin ! Tu n’as plus assez d’énergie… Tu as utilisé ton pouvoir pour des choses futiles ! »
« Aidez mes amis n’est pas futile ! »
« Non, mais faire le beau devant un homme en arrêtant le temps, si ! Et l’arrêter devant un adversaire que ca ne touche pas aussi ! »
« Je fais ce que je veux ! »
« Le jour où tu ne t’en remettras pas, je ne pourrais rien faire ! »
« Je respecte les limites, que dois-je faire de plus ? » s’énerva-t-il
« Arrêter d’y penser… »
« C’est impossible… »
« Alors ne l’utilise plus ! »
« Bien… Je ne l’utiliserais plus pendant un moment… Mais renseigne-moi, qui est cet adversaire ? »
« Je ne peux pas en parler. Tu devras le découvrir par toi-même ! »
« Mais… »
« Au revoir… Eichi Toruyama. »


Eichi se sentit aspiré et il ouvrit finalement les yeux pour se retrouver dans la salle d’attente miteuse, un homme a lunette se tenait face à lui assis sur une chaise. Il se frotta les yeux alors qu’il entendait ce qui semblait être un médecin lui dire qu’il devait lui parler. Les sens en alerte, il se redressa et s’installa correctement.

« Je vous écoute… » lâcha-t-il en fronçant les sourcils

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Zetsu Gojyô

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Mar 26 Oct - 13:34

« Arrête Gojyô… Tu as couché avec elle, c’est normal qu’elle ce soit attachée a toi… Et comprends un peu, on roucoule devant elle alors que celui qu’elle aime probablement sur une table d’opération… Comment veux tu qu’elle soit lucide… Elle est mon amie et elle a ma confiance, que tu le veuille ou non. »

Le sanguin était vraiment surpris c'était la première fois que le noiraud lui parlé sur ce ton de reproche. D'accord Naho était son ami, d'accord elle avait couché avec Gojyô, mais l'enfant du malheur avait vraiment du mal à comprendre ou voulais en venir son amant. Le tatoué savait très bien que Naho était loin d'être forte et caché juste tout au fond d'elle mais tout de même. Le tabou pris la parole à son tour:

"-Naho cache toujours trop ses sentiments si jamais elle m'en voulais elle aurait du me le dire à la plage et pas devant toi...Puis si elle savait un peu mieux géré ce mal qui la ronge depuis qu'elle connais James elle s'en serais pris au véritable coupable...d'ailleurs je pense que c'est ce qu'elle va faire mais...Enfin j'accepte très bien qu'elle soit ton amie et que tu lui donne ta confiance mais fait tout de même attention à toi quand tu es avec elle..."

Gojyô savait déjà pas mal de chose sur Naho et il ne voulait pas qu'elle attire des problèmes à son amant. Quand le sujet fut presque clos Eichi s'endormit dans les bras de son amant. L'enfant tabou lui n'arrivait pas à dormir. Au bout d'un moment il allongea Eichi et se leva. Gojyô alla fumé une cigarette en étant torse nu. Il regardait le ciel qui le surplombé ce ciel noir. Un sourire apparut sur les lèvres du tatoué. L'homme pensait à ces moment passé dans son travail qu'il essayait d'abandonner. Gojyô avait beau haïr les horreur qu'il avait commise, il avait quand même passait de bon moment avec Yuzuna la première à qui il avait fait confiance après sa mère. Maintenant il avait Eichi, la jeune femme n'avait jamais était sa copine comparé à beaucoup d'autre, mais elle était comme lui et il s'entendait à merveille. Quand il sortit de ses pensées il jeta sa cigarette et retourna dans la salle d'attente ou Eichi dormais toujours. L'enfant tabou le repris contre lui et l'embrassa sur le front. Gojyô attendit longtemps avant de s'endormir un peut et de profité de ces quelque heure de sommeil réparateur.

Quand le jeune homme s'endormit et se plongea dans les bras de Morphée un cauchemar commença. Il se rappelait tout ses horreur qu'il avait commise mais aussi il vit sa mère, il se voyait en train de la tuer. La tabou se réveilla bien vite. Il passa une main sur son visage et soupira en ce disant que c'était toujours la même chose. Il observa l'heure sur l'horloge en face de lui et vit qu'il était tout de même tard. Il essaya donc de se rendormir mais en vint. Au bout de quelque minute il vit le médecin qui venait vers eux. Eichi venait de se réveiller. Il écouta le médecin et nu pas le temps de parler que Eichi demandé déjà comment allait James. L'enfant tabou regarda le médecin et finit par parler:


"-J'espère que vous avez une bonne nouvelle..."
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Naho Daichi

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Mar 26 Oct - 21:54

Il était très simple : Trouver ce qu'il s'était passé durant la soirée à ce bar que infirmière avait indiqué à la jeune femme. Elle se rappelle très bien de son regard sur elle, d'abord plein de surprise, puis d'hésitation. Elle avait du comprendre que la jeune demoiselle n'allait pas rester de marbre. Mais l'employée se devait de lui donner toutes les informations qu'elle avait en sa possession.
Au final les minutes défilait rapidement comme les voitures et autres moyens de transports qu'elle doublait à vive allure. Seul la vengeance hantait à présent son esprit, et malgré son esprit embrouillé par ce mauvais sentiment elle se sentait redoutable. Les paroles Gojyô résonnait comme une musique entêtante. Pour qui se prenait-il après tout. Il ne la connaissait pas comme la connaissait James ou son ami Ei'. Ces deux personnes devenait à présent son tout. Gojyô ne sera et ne deviendra jamais son ami. Elle passa un serment à elle même pour sceller ses pensées sur ce garçon étrange.

Au final voici la demoiselle devant le bar où la musique battait sans répit. La jeune femme se gara avec attention sur le côté et descendu de sa moto. D'un pas assuré elle alla au contact de la porte battante sans s'attarder à l'homme qui trainait par terre, complètement saoul. Naho s'appuya contre le bar, là ou précédemment son compagnon était lui même. Tapant brièvement sur le comptoir pour attirer le barman. D'un ton particulièrement froid, elle questionna l'homme avant qu'il ne soit totalement arrivé à sa hauteur.

_ Dites, vous n'auriez pas vu un homme, d'une veingtaine d'année, brun dont ses cheveux tombait sur ses yeux ?

L'employé la regarda de façon septique un moment, un verre à la main qu'il essuyait lentement. Une telle lenteur qui prouvait totalement son hésitation. Claquant ses ongles sur la table, Naho lui fit comprendre qu'elle était pressée. Puis, le dialogue s'établit entre les deux gens.

_ Peut être bien... J'ai une mémoire courte.

_ Je suis sûr que vous pouvez faire un effort. Glissa la jeune femme en accompagnant ses paroles d'un billet.
_ Haaaa, je vois de qui vous me parlez maintenant ma petite. Il s'est attiré le mauvais mépris de quelques gentils jeunes hommes au cours de la soirée.
_ Continue. Brusqua Naho dont ses yeux prenait une électricité nerveuse au ton et aux mots choisi par l'imbécile qui la guidait. Voyant le blanc après sa réponse, elle lui adressa un nouveau billet.
_ Je suppose que tu cherches la bande. Ils sont quatre, et tu les reconnaitra tout de suite. Et eux aussi ils te verront très bien. Ils trainent dans le bar de striptease non loin d'ici. Il lui indiqua un plan oral avant de lui adresser un petit clin d'oeil aguicheur.
Naho sans réellement réfléchir avait offert un sourire au garçon, plutôt séducteur avant de lui attraper le col du tablier et de l'attirer sur le comptoir contre lequel il s'appuyait avec une très grande fierté. De là, elle récupéra son argent et tourna les talons pour ressortir de l'établissement.

Remontant sur sa moto et mettant son casque elle partit vers l'endroit indiqué. Seules quelques minutes suffisait pour atteindre l'endroit indiqué. La façade était ravagé d'affiches provocantes, de néons et de rose pailleté. Malgré qu'elle ai poussé le rideau qui servait de porte d'entré, il lui caressa le visage. Elle avait posé sa moto assez prêt de l'entré cette fois ci, le casque autour de son poignet ; au cas ou...
Au final, le barman ne lui avait pas menti. Elle avait été fort bien accueillit par un premier garçon qui, en passant derrière elle, lui avait mit la main aux fesses. Tournant la tête sur le côté pour mieux le regarder, elle lui attrapa le poignet. Naho lui offrit un sourire et le garçon sans réelle réflexion la guida un peu plus loin, dans l'espace dit VIP.
De là haut, on voyait parfaitement bien les danseuses se déhancher et se dénuder. Les couleurs flash changeaient fréquemment et un temps d'adaptation était demandé pour ne pas avoir la tête qui tourne. Sans parlé des basses de cette boite à striptease qui tapait sans répit dans les oreilles de la jeune femme. Déjà que pour monter jusqu'à se carré VIP elle avait du se frotter à plus d'une personne vulgaire qui ne pensait qu'à dévorer les pauvres jeunes filles qui devaient même être plus jeune qu'elle. Le garçon la fit s'assoir entouré de trois autres avant de glisser à l'oreille d'un de ses amis un mot. La musique lui faisait perdre totalement raison en plus de cette folle envie de vengeance.

***

Elle était repartit comme-ci il ne s'était rien passé. La demoiselle arriva à l'hopital. Elle était entré sans un regard vers la jeune femme qui lui avait indiqué le bar, et elle était arrivé jusqu'à la salle d'attente. L'étudiante savait que le jeune médecin déjà présent dans la salle aurait d'autres patients qui arriveraient au court de la nuit. Les raisons des fortes températures hors normes seraient compliqué à expliquer pour lui.
En repensant à l'excès de folie qu'elle avait eu lui fit sourire. James lui donnait vraiment des forces énormes, quelques soient les actions qu'elle effectuait lorsqu'elle pensait à lui.
Elle reposa les yeux sur Eichi, et silencieusement elle le remerçia d'avoir accepté de ne pas la suivre, de lui avoir fait confiance. Elle n'aurait pas souhaité qu'il la voit dans cet état secondaire. Mais la lèvre ouverte montrait bien qu'une action s'était produite. Passant sa langue dessus, elle se demandait si elle lui devait la vérité.
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James E. Wilson

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Jeu 28 Oct - 0:33


J'attendis patiemment d'avoir l'attention des deux jeunes pour parler et quand ce fut le cas, je remis mes lunettes plus haut sur mon nez avec mon index et commençai à parler.

« Bien, pour commencer, je peux vous dire avec quasi certitude que sa vie n'est plus en danger, malgré que l'opération ait été plus difficile que prévu... »

C'est seulement à ce moment que je me rendis compte que la jeune femme venait d'arriver, elle glissa un mot au brun et j'attendis de pouvoir continuer.

« Je ne voudrais pas rentrer trop dans les détails mais pour faire simple, une côté qui avait réussi à percer un de ses poumons a déclenché un pneumothorax. Heureusement, nous avons réussi à le résorber, il fallut aussi s'occuper de sa main droite, il avait deux doigts cassés, mais le problème concerne surtout ses côtes évidemment, et aussi le fait qu'il soit dans le coma et à ce propos... »

Je regardai la jeune femme, elle semblait avoir une lèvre ouverte. Je reposai mon regard vers le jeune brun.

« Il s'est réveillé juste avant que l'on ne doive l'endormir, car il était trop agité pour que l'on puisse faire autre chose... Seulement j'ai l'impression qu'il soit à nouveau retourné dans son coma. J'ai besoin de vous à présent. »

Mon bippeur se mit à sonner, je le regardai, une urgence, encore ? Je fronçai les sourcils avant de remettre l'objet dans la poche de mon pantalon.

« M. Wilson doit à nouveau être dans sa chambre à présent, je vous conseille d'aller le voir et de lui parler, appelez une infirmière si vous voyez le moindre changement. »

Je devais partir et cela m'énervait, je leur donnai mes dernières recommandations, de ne pas être impressionné en voyant son état, mon patient avait presque le visage bleu dû aux coups à présent, une blouse cachait le reste, cependant un appareil respiratoire était branché sur ses narines, sa main gauche était bandée et sur sa main droite des perfusions étaient fixées. Rien d'attirant donc. Je quittai les trois adolescents avec un léger sourire puis dit simplement en regardant la jeune fille :

« Vous ne devriez pas rester comme ça, demandez à une infirmière de vous soigner la lèvre. »

Je ne voulais pas paraître trop curieux et j'avais peur de savoir comment elle s'était fait ça. Après tout, elle était partie toute la nuit, elle avait dû chercher à savoir comment son ami en était arrivé là... Enfin, je n'avais pas vraiment le temps de me poser trop de questions. Je les laissais donc derrière moi, puis une fois sorti de la salle d'attente, je me mis à courir en direction des urgences, je vis alors mon ami.

« Qu'est-ce qu'il y a Hiroshi ?

- J'sais pas ! C'est incompréhensible, et au final c'est même pas pour nous, mais il fallait que tu vois ça. »

Il découvrit un des nouveaux arrivants, sa peau était d'un rouge vif, ses veines étaient gonflées, son corps semblait paralysé. Je posais une main sur ma bouche. Comment ce genre de choses pouvait être possible ? Je laissais les lits passer, me pinçant discrètement la peau pour vérifier que je n'avais pas rêvé. Apparemment non. J'espérais juste que ce n'était pas une nouvelle épidémie, sinon ça s'annoncerait difficile. Je retournais à mon bureau, je devais faire mon rapport de l'opération du patient, ainsi que les futures ordonnances.


J'avais peur. Je voulais qu'on m'aide, qu'on me sorte de là.


« Tu n'es plus heureux avec moi ?

- Tu n'existes plus ! Tu n'es vivante que dans mon esprit ! »


Je criais à présent, je finissais par la détester, par ne plus jamais vouloir la voir. Je la repoussai, une fois de plus, seulement ses ongles accrochaient ma peau, la déchiraient. Je me laissais faire, je ne ressentais même plus la douleur. Amélie me demandait de rester avec elle encore, je ne comprenais même plus pourquoi je ne voyais pas ce qu'elle voulait. Je l'ignorais.


J'étais à vélo, sous la pluie, mes habits collaient à ma peau et le froid me brûlait. Je ne cessais pourtant pas d'avancer, sur cette route nationale où les flux n'arrêtaient pas. Je pris peur lorsqu'un camion passa à côté de moi en klaxonnant. Mes jambes tremblaient, je finis par rouler sur l'herbe, à côté de la route. Je voulais arriver jusqu'à mon but, que j'atteignis trente minutes plus tard. J'étais seul, trempé jusqu'aux os, devant la tombe de mon grand-père. J'avais quinze ans, et je ne m'étais pas fait à cette idée. Cela faisait déjà un an qu'il était mort. Je nettoyai sa tombe, bien que la pluie l'ait déjà fait en grande partie pour moi et me laissa tomber par terre. Je n'avais jamais vraiment eu des croyances, que ce soit pour me trouver un dieu, ou pour penser à l'au-delà, mais j'avais besoin de croire que mon grand-père était encore là, quelque part. Je me mis à lui parler, de tout. De ma vie au collège, de ma relation difficile avec ma mère, de mon père qui pensait me comprendre mais qui pourtant se plantait parfois royalement. Puis, mes passions, le violon, le théâtre... De cette fille que je n'aimais pas et qui m'avait demandé de sortir avec elle... J'avais une vie d'adolescent banal, seulement j'étais parfois perturbé par mes illusions qui devenaient de plus en plus réelles. Je me mis à pleurer, lui demandant pourquoi il avait fallu qu'il parte. J'avais perdu toute foi, car j'avais prié pour demander qu'il reste en vie, et en réponse mon grand-père n'avait pas guéri et s'en était allé. Il m'avait laissé, j'étais seul, je n'avais maintenant plus de grands-parents, ils avaient fini par tous partir. Les grands-parents doivent mourir, c'est sûrement normal. J'avais quinze ans et je détestais ça.


« Ne pleures pas, James. »


Je tournais mes yeux tristes vers une petite fille avec de longs cheveux verts...


« Qui es-tu ? 


- Celle qui va te sortir de tout ça. »

Mon esprit d'adulte réagit, j'avais une petite Naho en face de moi, je me mordis la lèvre pour m'empêcher de pleurer devant elle.

« Tu me manques, Naho.

- Alors rejoins-moi, je t'attends, quelque part. »

Elle s'en alla en courant, je lui criai de rester, je voulais me lever mais ne parvenais pas à le faire, j'étais enfermé dans mon rêve. Je retournais mon regard vers la tombe de mon grand-père, seulement le nom avait changé. À la place de Edward Backson – le père de ma mère, dont j'avais hérité le deuxième prénom, je pouvais maintenant lire William Wilson. Je restais scotché devant ce nom. Mon père, mort et enterré ?

Dans le réel, de fines larmes se mirent à couler sur mes joues. Je ne souhaitais pas qu'il meure, lui aussi. Il avait un cancer, je m'en souvenais à présent, mon grand-père, du côté de ma mère en avait aussi eu un. J'étais né dans une famille de cancéreux, j'avais maintenant à me faire à l'idée que la vie courte que j'imaginais souvent, le serait sûrement.

C'était trop, je voulais me réveiller, maintenant.
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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Ven 29 Oct - 13:31

Eichi avait aperçu Naho arrivé et sa lèvre ouverte n’avait fait que le conforter dans l’idée qu’il avait qu’elle avait régler leurs comptes aux yakusas qui avaient mis James dans cet état. Il savait qu’elle l’aurait fait quoi qu’il dise, il soupira, il l’adorait mais il ne voulait pas qu’elle ait des problèmes… Et c’est ce à quoi elle s’était engagée en leurs réglant leurs comptes. Le médecin replaça ses lunettes et commença ses explications ne semblant pas avoir remarqué Naho.

« Bien, pour commencer, je peux vous dire avec quasi certitude que sa vie n'est plus en danger, malgré que l'opération ait été plus difficile que prévu... »

Je soupirai de soulagement. Il allait s’en sortir… Il s’arrêta semblant finalement avoir remarqué la jeune femme. Il reprit alors.

« Je ne voudrais pas rentrer trop dans les détails mais pour faire simple, une côté qui avait réussi à percer un de ses poumons a déclenché un pneumothorax. Heureusement, nous avons réussi à le résorber, il fallut aussi s'occuper de sa main droite, il avait deux doigts cassés, mais le problème concerne surtout ses côtes évidemment, et aussi le fait qu'il soit dans le coma et à ce propos... »

Il jeta un œil a Naho et Eichi réfléchis. Il était encore dans le coma… Ei s’il revivait sa vie ? S’il réglait ses comptes avec Amélie ? Shin lui avait dit qu’il avait fais un truc dans le genre durant son séjour à l’hôpital, durant ses sommeils, il s’engueulait ferme avec Mai avant de la laisser partir à jamais. Certains avaient besoin de ça… C’est pour ça qu’il avait voulu le faire retourner dans le passé mais au final, il avait empiré les choses.

« Il s'est réveillé juste avant que l'on ne doive l'endormir, car il était trop agité pour que l'on puisse faire autre chose... Seulement j'ai l'impression qu'il soit à nouveau retourné dans son coma. J'ai besoin de vous à présent. »

Agité ? Réveille ? Les seuls mots parvenus à son oreille. Il ne comprenait rien au blabla médical même s’il cherchait à comprendre, son esprit ne voulait pas l’imprimer. Le bipper du médecin se mit à sonne et il fronça les sourcils alors que sa dernière phrase sonnait dans la tête du noiraud. Besoin d’eux… Il ne pourrait pas faire grand-chose… La seule chose qui le ferait revenir à lui était sa propre volonté.

« M. Wilson doit à nouveau être dans sa chambre à présent, je vous conseille d'aller le voir et de lui parler, appelez une infirmière si vous voyez le moindre changement. »

Il finit par leur dire qu’il ne fallait pas être impressionné par l’état du jeune homme. Avait-il conscience que même prévenu au maximum, ils ne pourraient jamais imaginer l’état dans lequel il se trouvait. Il finit par s’en aller et adressa un simple message à Naho.
Eichi attrapa la veste de son amant qu’il avait laissé sur une chaise et la passa avant d’attraper la main de Naho et d’allez voir une infirmière.

« Toi tu te fais soigner. » demanda-t-il à la jeune femme avant de se tourner vers l’employée « La chambre de Mr. Wilson s’il vous plait… »

Elle lui adressa un numéro et Eichi s’y rendit, sans vraiment faire attention à qui le suivais ou ne le suivais pas.

Arriver devant la porte il posa sa main dessus. Il devrait laisser Naho y aller avant lui mais il ne voulait pas attendre. Il décida qu’il entrerait et qu’il laisserait la place à la jeune femme lorsqu’elle arrivera.

Il entra doucement dans la petite pièce et referma la porte derrière lui. Il était égoïste à ce moment mais il voulait juste être seul pour secouer un peu les puces à ce professeur flemmard. (Patapééé)
Il fut frapper par la blancheur apparente de l’anglais et se mordit la lèvre. Il posa sa main sur le mur près de lui et finit pas donner un coup de poing dedans.

« Punaise James ! Bouge tes fesses et revient parmi nous ! Parmi les vivants ! » l'engueula-t-il

Des larmes coulèrent le long des joues du noiraud. Larmes de rage de n’être pas arrivé plus tôt, de n’avoir pas réagis assez rapidement.

« On t’attend. On a besoin de toi. Naho a besoin de toi. Je te préviens que si tu l’as fait pleurer je te tues une deuxième fois… » souffla-t-il

Il redonna un coup dans le mur et sentit un craquement. Manquais plus que ca.
Il lança un dernier regard à son ami et sortit de la pièce en silence rejoignant son amie et son amant.
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Naho Daichi

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Mer 3 Nov - 11:34


Naho avait écouté attentivement le médecin. Du moins, à ce qu'elle paraissait. Ses idées et pensées étaient bien ailleurs. Elle avait apprécié ce qu'elle avait fait, et c'était là que résidait le problème. En baissant les yeux, l'étudiante les releva instinctivement quand les pas du médecin était venu jusqu'à elle.

« Vous ne devriez pas rester comme ça, demandez à une infirmière de vous soigner la lèvre. »

Elle ne rétorqua pas, laissant ses yeux caressant ceux du médecin. Il était parfaitement étrange avec elle. Pourtant elle ne glissa aucun son. Au final, elle se sentait épuisée. Quand il fut sorti de la pièce, Ei' s'approcha d'elle, prenant sa main, et lui fournissant le même conseil que le médecin. Mais pour son ami, elle baissa les yeux. Elle savait pertinemment qu'elle l'avait déçue. Il lui lâcha la main et elle lui obéit instinctivement, demandant à la première infirmière qui passait par là de la soigner.
Pourtant étant donné qu'elle était dans un hôpital, elle avait le droit aux soins mais elle se heurta malheureusement qu'à des refus. Sans faute d'avoir pourtant essayer elle se dirigea jusqu'à la chambre de James. Elle vu Eichi sortir de la chambre et partir du côté gauche, sens inverse à elle. Il ne l'avait même pas vu... Soupirant elle gagna à son tour la chambre du garçon.

Effectivement, son état était désastreux et pourtant, Naho ne s'en sentait que plus attirer. Marchant lentement jusqu'à lui, elle le regardait inlassablement. La jeune femme s'assit sur le lit du malade en passant une main sur sa joue, contournant un bleu. Se penchant vers lui, elle lui offrit un doux baisser, comme le tout premier qu'il avait pu lui offrir. Lorsqu'elle se releva pour voir son visage sans émotion, une larme s'échappa. Elle l'essuya et son coeur se serra. Cette même larme sortait de l'oeil de son professeur. Se mordillant la lèvre avec délicatesse pour éviter de se faire mal, elle lui offrit de nouveau un baiser avant de passer son pouce sur ses lèvres.

_ Tu me manques... Reviens moi...

Elle le suppliait de revenir. Elle avait tant de choses encore à découvrir de lui, tant de choses à ressentir et à percevoir grâce à lui. Naho se releva en passant une main dans ses cheveux. Elle lui accorda un nouveau baiser, plus désireux et plus intense que les précédent et elle s'en alla de la pièce. Le coup de tête de cette imbécile dans sa lèvre la faisait vraiment souffrir. Réfléchissant quelques secondes, elle attrapa une infirmière et lui demanda le bureau du médecin qui avait opéré James se matin. Totalement excité de cette opération qu'elle avait assister elle lui répondit avec un enthousiasme déroutant. Naho la regarda avec écoeurement. James avait faillit mourir et celle-ci était heureuse d'avoir assister à une opération aussi délicate. On aurait dit qu'elle n'avait pour lui que l'estime d'un simple cobaye. Ne répliquant pas et sans la remercier elle tourna les talons en la maudissant intérieurement.

La jeune femme aux cheveux verts frappa deux coups à la porte avant de l'ouvrir sans attendre la permission d'entrer. Le médecin était là, en train d'écrire sur son bureau.

_ J'ai besoin de savoir ce que je vous ai fait ? Et qui êtes-vous sincèrement ?

Elle se tenait là, droite en face de lui, toujours dans l'ouverture de la porte qui dégageait une lumière blanchâtre. Elle savait bien qu'il se passait quelque chose de bizarre avec ce médecin, pour qu'il la regarde si peu, et qu'il en reste de marbre. Elle s'approcha de lui et posa la paume de sa main sur le bureau.

_ Je veux des explications pour votre comportement vis-à-vis de moi.

Un goût de sang vient dans sa bouche. Elle recommençait à saigner, mais cette fois-ci, à l'intérieur de sa bouche. La blessure qu'elle avait subit a l'air plus sérieux qu'une simple lèvre ouverte.
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James E. Wilson

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MessageSujet: Re: ..: Et si c'était la fin ? :..    Dim 14 Nov - 5:03

Je détaillais mon rapport le plus possible, il devait contenir tous les éléments de l'opération afin que le dossier du jeune homme soit le plus complet. Je devrais sûrement essayer de contacter l'hôpital qui s'était chargé de lui en France, mais il me faudrait un interprète alors ça risquait d'être compliqué... Enfin, avec un peu de chance il se réveillerait bientôt, je comptais sur les jeunes pour ça... Enfin, surtout sur la jeune femme je devais dire... J'étais persuadée qu'elle était liée à lui, plus que l'autre garçon... Je le sentais et je savais que c'était débile de penser ça, mais après tout, il n'y avait que moi qui connaissait mon point de vue. J'entendis deux coups à ma porte, je relevais la tête de mon dossier pour voir la jeune femme entrer. Je finis la phrase que j'avais commencer à écrire afin de ne pas l'oublier, puis me concentrait à nouveau sur la jeune femme qui me demandait ce qu'elle m'avait fait puis qui j'étais. J'arquais un sourcil. Ne m'étais-je pas maintes fois présenté ?
Elle s'approcha de mon bureau avec une assurance que je n'avais eu encore le temps d'admirer pour le moment, elle qui semblait si petite quelques minutes auparavant, se protégeant grâce à son ami, montrait à présent son vrai pouvoir de femme. Elle exigeait des explications, elle allait être déçue...

« Je m'excuse mais je ne vo
is pas de quoi vous parlez, je vous ai peut-être prêté moins d'attention, mais je n'ai absolument rien contre vous. Je suis médecin, je me suis occupé de celui que je pense être votre compagnon, je suis venu vous donner les informations sur son état... Je ne fais que mon travail... »

Je fis une pause avant d'observer la jeune femme, je ne souriais pas, j'étais très sérieux dans mon discours.

« Je suppose que votre prénom est Naho. Il vous a appelé quand il s'est réveillé au bloc... »

Et là, deux choix se proposaient à moi : 1. se taire maintenant et laisser la jeune femme dans une sorte d'incompréhension, 2. lui dire un mot gentil et lui proposer d'aller voir son cher et tendre pour voir s'il y avait une quelconque évolution.

« En tout cas, j'espère que...

- Docteur ! Il s'est réveillé ! »

Je souris à l'infirmière puis à la jeune femme qui faisait une drôle de tête, la surprise, sans doute.

« Ah alors, apparemment je n'ai plus à espérer, suivez-moi. »


Je passais devant la jeune femme pour rejoindre la chambre de mon patient, il était là, dans son lit, les yeux ouverts regardant le plafond avec un intérêt démesuré.

« On a dû lui administrer des calmants, il délirait encore le pauvre. »

Je jetais un regard noir à l'infirmière, à croire qu'elle était stupide celle-ci, elle ne voyait pas qu'il y avait un jeune femme avec moi ? Je soupirais et la remerciais avant de m'approcher de mon patient qui fixait le plafond.

« Où est-elle ? »

J'hésitais un instant avant de sourire, pensant voir juste en regardant la jeune femme qui était venu me voir dans mon bureau..

« Naho est ici, juste à côté. »

Seulement l'homme fronça les sourcils, avant de reprendre.

« Naho ? Non je parle d'Amélie, elle était avec moi dans l'accident, elle va bien ?

- Où pensez-vous que nous sommes James ?

- Eh bien, en France, je ne sais pas, à Lyon ?

- Non, nous sommes au Japon, vous parlez japonais en ce moment. C'est votre ami qui vous a sauvé, Eichi et Naho est venue aussi. »

Un déclic sembla se faire dans le cerveau du jeune homme, il essayait de se lever, je le stoppai et fit signe à Naho de s'approcher afin qu'il puisse la voir. Ils commençaient à se parler, je me mis à l'écart, écrivant des notes sur un bloc. L'heure du réveil, le comportement, il avait eu une perte de mémoire, ayant assimilé deux événements différents, c'était une chose quasi normale après tout...
Le rythme cardiaque du jeune homme s'accéléra, je le regardais, son visage était déformé par la douleur, j'augmentais la dose de ses perfusions.

« Je vais annoncer la bonne nouvelle à vos amis, parlez-lui le plus possible, je reviens dans quelques instants. »

Je sortis en souriant, entendant le jeune homme s'excuser. Je parcourus la distance me séparant de la salle d'attente en silence, j'avisais le jeune couple.

« M. Wilson est réveillé, vous pouvez aller le voir. »


Une immersion, soudaine. Le souffle coupé, la lumière, l'aveuglement, les sons, la douleur, les voix.

« Amélie ! AMELIE !

Calmez-vous monsieur ! »

Puis, le calme, plus rien. Je venais de me réveiller, je ne pouvais pas m'empêcher de penser aux dernières scènes de ma vie, cette voiture en face, la main d'Amélie que j'avais attrapé avant l'accident, avant le crash... Puis... Plus rien un grand trou noir. Je fixais le plafond, on allait bientôt me dire ce qu'il s'était passé, on me dirait que Amélie m'attendait à côté... Je n'entendis même pas le docteur entrer, je le vis simplement, à mon chevet, lui devait être qualifié, je pouvais lui faire confiance. Seulement, quelques questions plus tard, je réalisai. Je n'étais pas en France, mais au Japon, Amélie était morte, Naho, elle, bien vivante, Eichi m'avait sauvé... Mon dieu, j'avais donc failli mourir ? Elle s'approcha de moi, j'essayais de lui sourire, je voulais lever la main pour lui caresser la joue mais c'était bien trop douloureux. Les bips reprirent de plus belle et le docteur vint tripoter mes perfusions. J'observais encore Naho, le docteur lui demandait de me parler, mais elle n'ouvrait pas la bouche. Si elle m'avait entendue elle devait etre vexée...

« Je suis désolé, j'ai bugué... Et... Désolé pour ça aussi, pour être dans cet état... J'ai dû t'inquiéter et... je suis désolé... Naho ? »

Devant moi, la jeune femme aux cheveux verts semblait perdre pied, un filet de sang coula d'un coin de sa bouche. J'agrippais le signal pour les infirmières et appuyait dessus, une jeune femme arriva rapidement.


« Elle a la bouche en sang ! Aidez-la ! »

Comment avaient-ils pu la laisser dans cet état ? Que se passait-il avec Naho ? Il lui était arrivé quelque chose et je n'avais pas été là... Je ne serais pas capable de la protéger pendant quelques semaines... Je m'en voulais tellement...
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